12.1.15

Pulsions pornoéthiques et autres cochoncetés




XXXL

Hache en forme de cou

derrière la tête

Machettes de génocides 

dans les poches

Fins crachins des toux définitives

Coupe-moi ça court.

Fais ça propre.

Faux  bonds à tout rendez-vous

gantés de caoutchouc

malheureuse catin des espérances avortées

le gin tonic

simulation de cancer

Qu’à cela ne serve!

et je m’encule au pied du mur de mes lamentations muettes

conscrit et contraint dans la platitude des soirs emboucanés

l’anti-dictateur en bedaine, les barniques  XXXL.




 
L’égout des corps
 
Fumées rouges des égouts qui parlent
y coule l’hémoglobine de toutes les poules de luxes
Les limousines sont des tanks, des 4 par 4 camouflés pour être vus
pour prospères couillus, quatre as truqués collés au cul
Les escortes anorexiques sont à quatre pattes,
sur des genoux de gales qui décollent
offrant leur vulves adolescentes comme des faciès vénusiens
 
Un criss de flat d’ego
 
Les valets parking ont des sourires de crystal meth
La gadoue a la couleur des anus bien cuits
Les os s’écoulent dans l’épuisement
Ma truffe de porc farfouille le sillon du seins des seins
chaque orifice, fentes d’effluves sucrée salées, 
chaque dépression joyeuse, convexité moelleuse à la paire,
sources vives de sueur, réceptacle des fluides en fuite
Je cherche la coupe
J’ai une calisse de soif
 
Couper dans le bois
 
Les raccourcis secrets des amants psychopathes qui crapahutent
en proie à la quête dans le non-sens des terres vierges
où les clairières sont des lits de sable meuble
Tant que les cadavres sont chauds
 
 
Animal d’horoscope
Les cieux et les autres truies me servent la plus dégeuse des poutines atomiques
La seule cellule cérébrale survivante faisant une rechute d’éros
Chute du corps en funestie
À peu près près du prés des plaisirs
L’esseul
Le fou cru
Le soleil nu
Cocu dans le ciel des cierges en godemichés pour gourous
Les tites culottes à terre
Les bâtons de prières volent bas
Bien bas
Rien qu’un cas s’évaporant dans les entékas pitoute
Éclaboussante dégrimboulade bigcrunchienne
Ris pas
Pas drôle
Animal d’horoscope
 
 
G .G.
Notre grand leader manie ses gosses comme des boules chinoises
un caca d’ado psychotique rocking chair de l’apocalypse
Péteux de câble débalancé s’embruntant son SM 58 fucking edition
en chantant
ou non
C’est selon
 
Mon vit pour lui
En lui
Aille et ouille ah!
 
Les doctateurs sont des porcs et des goujats
Dehors et dégâts déjà tous déviargés
La cenne pétée en éclats de métaux spatiaux
Dérivant entre l’astéroïde et sa surexistence
Il est mort
Hémorroïde du monde
Un jour nous viendront tous grignoter les vésicules
du chef
 
 
Je bande
Même dans la glace
chère,
si vous,
salope,
sucez bien à votre place
 
J’écume en sauvage
cher
grand loup
je stoppe
dans un prés à bon fourrage
 
Les yeux d’un croisé
chair
en feu
vers vous
galope
vous galoperez à cheval sur sa queue!
 
Je pine plus fort
Cher
bon trou
mis au propre
mienne à mort
 
Au creux du cul
Cher
minou
mon top
jusqu’au bout
 
 
Je vous graine
 
Les fourrages sont faits
multiples
lieux  de mutilations des désirs escarpés
écorchant les genoux à l’os
et la battue de bites se bute au massifs mammaires
la vallée d’entre tous les seins accueille la crue
serpente, ruisselle,  perle l’eau qui coule des couilles dégorgées
emplit l’oued humide
pluie espagnole sur ma poupée adorée
je te conquistadore
Cajole ton cul pentu dans l’escalade érotique
Jusqu’au sommets des gouffres sans bas-filet
Le paysage est à nu, aride réceptacle avide de toutes les averses
sentier retors dans la plaine perverse, jusqu’au con de Vénus
jus’au cou, jusqu,au col, jusqu’au fol envie me pendre par les pieds
sexe-ronce
utérus d’épines
Vagins des urticaires utiles, démangeaisons chroniques des vulves inviolées.
Je vous graine.
 


 
Manger les filles

 Je suis l’amant de toutes les fleurs

Les petites lèvres en forme de cœur

J’aime les roses orgueilleuses

Un peu baveuses

Quand j’hume les effluves fauves

Des petites chattes qui se sauvent

Caché dans les touffes en pelote

Je rase motte

J’aime manger les filles

Avec un glace à la vanille

J’aime les manger pas de cerise sur le sundae

Manger les filles

J’aime l’odeur des crevettes thaï

Moules en cocotte avec de l’ail

Un bon tartare de truite fraîche

Une bouillabaisse

J’aime manger les filles

Avec un glace à la vanille

 

Et pour dessert si elles aiment ça, un macaron au chocolat…

 

 
Pique-nique

Salon bleu des partouzes oratoires publiques

Les mots courts frappent et déboussolent les coqs en croûte

Cornets de crottes en pâtes croqués dans la haute fritures des cabinets

La mayonnaise des grands masturbateurs

Le choix des présidents en porte-jarretelles

Des rois sans nom en fuck me boots

Dans les bacchanales rhétoriques subliminales

Les fous d’effroi se fellationnent dans les lobbys bondés

En complet trois-pièces, se caressent les couilles sous la table du conseil

En tailleurs griffés, se passe la parole comme un doigt

d’honneur

Pause pizza

Frissons des graisses calorigènes sur les foufounes ministrables

La misère de chair de poules en cage

Les ailes qui piquent du nez

Guillotinés partis sur la galipote circonvolutive

Cirque vicieux des arènes d’asphalte ben dure où les chars révolutionnent

Viva la pompe à gaz

La morue à la nage et les moules en cocotte

Te donne mon vote si l’urne est une belle plotte propre

ou non

L’avantage d’être clair

Avec le poil

Touffue

Toute flamme

Pique-nique-moi!

 

 
Prêtresse

La fatigue ontologique des satyres fait la bandaison lasse

L’érection du réel achoppe et le germe reste en terre

La graine pourrit

molle

morte née dans ses bobettes d’humus sec

Mildiou gonorrhéique rongeant les prépuces d’espérance

La gangrène est une prêtresse ivre morte

Brandissant la lame maculéé 

infectieuse

Toutes les circoncisions sont ratées

Sauf si avec les dents

Incisives elles seront

 

 
Flatuosités

Ferme ta gueule quand tu manges ta marde

La bouche pleine d’égout

Dépoli

Phallustre

Je me masturbe des plaintes des martyrs

à temps plein dans le vide des rues

Doléances irrecevables au parquet des paissant moutons de ma purge

plus que puissante envie de chier sur le monde

tout le monde

l’étron mondialisé

Chape de fèces s’échappant des fesses furieuses

pour en finir avec le réchauffement chimérique

Déchirant le silence comme la salope s’arrache son string

Prout tabarnac

 

 
Torche
 
Et les chattes jouissaient dans nos sommeils

Les orgasmes sauvages

le summum

 
L’homme que j’essuie

torche

 

Pénisville
 
Panorama plus que plastique de toutes les érections solides

L’urbanité testostéronale des mâles de tout l’alphabet grec

Vision d’un champs de psycho-phallus de béton en armes

verres trompeurs pour secrétaires sodomisées des pauses café

Massues arrogantes , verges bandées vers le ciel qui jute son jus acide

S’érige le body building dans sa capote de smog

Gratte-ciels de proue gréés pour la guerre de mes gosses

Capitaine des corsaires violeurs de masses, Harvard style

Hérissés d’antennes vers les encumulo-nimbus en silicone

Parc des piercing péniens magnifiés

 

Gargantua des gang-bang perpétuels

émetteurs sans césure d’ondées de semences invisibles

éjaculats fumeux dans l’atmosphère subarctique des vestibules des villes nymphomanes

bien baisées de 9 à 5

fourrées de 5 à 7

jusqu’au matin nauséeux closant les nuits abusives

pinées par tous les fous

et mangées goulûment

par le grand méchant cunnilincteur en série

qui nous bavent dans le cou

Jusque dans la raie

stop

 

Lumière nue

Écartèlement cosmique des suicidés de raison

Photon copié à l’infini

Tous les trous ne sont pas noirs

les bruns   les roses     les rouges

perlant de sang

Salive céleste et mucus de comètes

PH des sanies sin corporates

Cités des saturnales KYless

Ville des vidanges diaérrhiques

La rue est une bol d’étoiles totale

Gravelures du macadam en robe d’espoir pour les ratons orphelins

Engeance rongeant les câbles survoltés des clubs pactés

fourrés d’or cru

Mine des maniaques de la pioche

Mineurs du VIH

Dévaccinateurs des tourbières de tétanos

Où le mou s’endure mieux dans la raideur des extrêmes

 

Petite princesse de la poisse

Les molécules odoriférantes et sucrées des cuirs orientaux

L’âpreté sur le bout de la langue

L’heure du thé servi dans l’escarpin tenu pour mort de la fugueuse évanouie

apprentie Junkie bling bling exotisante

Égérie des Tim Hortons à temps plus que partiel

en bas de barbelés, déchirés de tatouages à coucher dehors

Frappée par la peur, 100 milles à l’heure, victimes de la déroute

Tous les gros chars du boulevard lui ont passé sur le corps

une fine crêpe en chaos de couleur

Chatte des basses-fosses en purée

Trop démaquillée, nue jusqu’aux tripes

Les Hummers passent et s’en crissent

S’en lavent les pneus au détour

Marche arrière et repassent

repassant les spleeping bags des esseulés de ruelle d’un coup de pédale

 

Matelas carton gaufré, baldaquin de polythène opaque

La petite fille est allumée

La brûlure chimique des amphétamines prisées

Rien avoir, rien à faire, presque rien être

Presque bien, toujours mal

Au cœur, aux jambes, aux yeux, la tête dans les poumons

Se décoller la plèvre à grands coups de pipe de verre

La dope linceul des chevaux sans brides

Dans la fulgurance des regards comme des fous neufs

Logorrhées insignifiantes dans la refonte des principes primordiaux

Auto utopie

Être propriétaire de soi-même comme de son propre esclave

Se vendre à rabais, racheter ses services

Pompeuses sadomaso dans le libre-sévices des banlieues aux milles et une orgies

S’auto mutiner par la bande