17.1.26
J’ai comme un p’tit bogue
Un défaut qui me pousse au monologue
J’aime entendre le son de ma voix the fuck
Tant et si bien qu’au fond, je m’auto-soliloque
Ça se dit, ça se dit pas
C’est salé, c’est gras
Une idée fait un plat
L’opinion sur la bouffe
Je l’dis, je l’dis pas
C’est piquant, c’est froid
Ça goûte le chocolat
Le suçon sur la touffe
Encore tellement à dire
À chanter
Caliss , c’est encore pire
Pauvre toé
Pris à subir ma verve
À soutenir mon verbe
Cave normal
C’est fini
Je tourne la page
Je n’aurais jamais pu t’aimer
car tu me gardais en cage
Nous n’étions pas fiancés
J’étais plutôt ton otage
aujourd’hui, je veux changer
redevenir
un cave
À queque’part dans l’espace mental
Y a une caverne cancellée
Si la descente peut faire très mal
Ça vaut le coup d’y arriver
Dans le pas fin fond du trou
Il y a une grande salle
Le repère extraordinaire
du cave normal
En bas,
Il beurre gras
En bas
Il envoie
En bas
il pleure
Et il aboie
Au final,
Je suis un cave normal
J’ai
Quel est ce trou dans lequel
nos vies se sont tordues?
J’ai déjà touché le ciel
Veux-tu le compte rendu?
J’ai tout fait
J’ai tout vu
Je m’en souviens plus
J’ai tout dit
J’ai tout cru
Je me suis perdu
J’ai voulu finir exclus
des cercles temporels
Un rebelle de bord de rue
Un poète à coup d’pelle
J’ai trop ri
J’ai trop bu
J’ai la luck au cul
J’ai tout pris
J’ai tout dû
reprendre du début
Quel est ce rêve pour lequel
nos âmes se sont vendues.
J’ai déjà touché le ciel
Et j’en suis revenu
C’est-tu finu?
18.6.25
Credo quia absurdum - LSD - paroles 2025 Steve
Né le six du six soixante-six
À sept heures et six,
de qui suis-je le fils?
Criss!
Je parle des langues obsolètes, des « Sapiens niquil affirmat quid non probet »
Sus aux sceptiques
Connais-tu le secret de la pensée magique?
Çafazoum!!
Le monde entier me fait l’effet Barnum.
Alazaza zim zoum abracadaboum bedang adind boum!
Mon âme est un sacré capharnaüm.
Credo quia absurdum.
Je pressens que l’on me surveille
même dans mon sommeil,
Cloné dans le ciel.
Coïncidence ou signe de chance, une carte dans ma manche,
les fusibles qui flanchent.
Sus aux scientifiques!
Connais-tu le secret de la bombe atomique?
Y a des fakirs, des shamans, du curés, des yogis pis y a des druides en d’sous des pyramides.
Mais pas vu d’ovni, ni d’Yéti, ni d’Nessie, ni d’messie,
pas d’Atlantide au fond des Laurentides.
Je fréquente tous les amancheurs-acupuncteurs de biorythmes.
Je texte les télépathes et pis le pape et les spirites.
J’appelle tous les jours une voyante.
Ça m’excite
quand elle me récite en latin la dianétique.
Transcendentalement,
je médite sur mon sort.
J’aime les nouvelles expériences
au seuil de la mort.
Jouir au Ouïga bioénergise mon aura.
Je fouille les grimoires, j’fais mes recherches, c’est mon karma.
Mon ego part en ruine avec les Eloihms.
Ma fortune en enfer pour mon salut…j’espère.
Plus ça frime, plus ça rime,
l’épiphanie culmine.
Et,
je me fous en l’air dans un temple solaire.
C’est super lumineux.
Ça va l’faire!
Alazaza zim zoum abracadaboum bedang ading Boum!
Credo qui absurdum.
16.10.22
Nos identités
Que tu viennes pour toujours,
sans tambour, sans recours
Quand le sort devient lourd
Le ressort devient lousse
Et le pas du parcours
s'embobine dans sa brousse
Un courriel suit son cour
Ma chère amie
Ce sera à ton tour
Un jour
7.8.20
La paillle et la poutre
Enweille
C’est tout comme
Pas pareil
C’est la somme
des merveilles
Des bonnes femmes
Des bons hommes
Des tout nu
au soleil
On la fait-tu
la révolu...
où bedon on attend d’avoir trop mal au cul
Au Québec
Moé j’en connais des fous
Des malades qui ont tout
Le cœur, la tête, les sous
Un statut de poids lourd
Des amis, des amours
Pis câliss malgré tout
Même avec deux p’tits becs
Font rien avec
Tabarnac que l’monde est mou
Mou, mou, mou, mou
Faut virer les blancs-becs
Que le peuple à gauche à dwette....
Je rigole, capote-pas
Autant s’faire couper un bras
Plus capable
De Facebook fascisant le monde
Un grincement dans un moteur qui gronde
Le retour de l’au-de la lune est ronde
Ton opinion et tout le tralala immonde
Comme partir en campagne pour Satan
Des kidnappeurs de temps
On est innocent
Tape là-dedans
Ça me tenailles
Au tréfonds des entrailles
N’importe yousse que j’aille
J’essaie d’enlever la paille
Si t’en n’a rien à foutre
T’as peut-être la poutre
En outre.
5.2.20
Mon monstre
C’est mon monstre
Non, c’est pas du monde
mon monstre
Il m’efface
me torture
me trappe et me trompe
Ma raison succombe
(C’est pas du monde)
L’enfant me possède et j’ai peur du noir
Le livre est ouvert sur un abattoir
Chacun pour sa roche, chacun son sermon
N’est-il pas là le seul démon?
C’est mon monstre
Mon immonde monstre
Qui m’obsède
qui me ronge
Me suit dans mes songes
Il me vend la bombe
Mon monstre
L’instinct du connard ou de la connasse
Pense à son cul et prend toute la place
Je parie un brun sur l’armageddon
C’est tellement bon, ce que nous fumons
C’est mon monstre.
Mon monstre l
Manger d’l’amour ou manger d’la marde
Ça pitonne en pensant que ça parade
Ça paye en plus pour pousser son nom
Deux point zéro,
Ouin
Bien profond!
C’est mon monstre
Mon monstre
Pis ton monstre
est peut-être à peu près
patenté pareil à
mon monstre
(On gage, on plonge)
7.9.17
Les amours du monde
S'il eut fallut que j'eusse cru
ne serait-ce qu'une microseconde
la première fois , quand je t'ai vu
que tu ne fusses jamais ma blonde
J'aurais maudit le monde
Et les amours du monde
Et les amours du monde
Oussé qu'on était rendu?
Ouin c'est ça!
Dans les amours du monde
Nos égos mangent tout crû
La terre encore féconde
On se fait des saluts
Du fin du fond au fil des ondes
Les kilomètres ne comptent plus
Dans la nuit, ton cœur, une sonde
Transmission infinie
Réception entre amis
Sans wifi sans souci
Tant que ta fesse est ronde
Et pis les deux tant qu'à!
21.11.15
L'air laid
Télévore,
boulimique d’images en canne
Tous ces corps, ces décors constituent le réel
Même le sport, les quiz , les pubs et les shows de boucane
La télé sans censure, réalité
poubelle
Abonné aux magazines les plus
tendances
Vanity, Marie-Claire, Elle et
Summum
ces formes informent dans un oeil qui balance
des boules de Kardishian aux beaux
bras de son chum
Tous les blogues santé, bien beauté et
mode bobo branchés du web
tous les jeux d’action ou de
rôle où l'on crève
Bien bourré des mille clichés
beaux adverbes
je frémis du bout de mes mamelons imberbes
beaux adverbes
je frémis du bout de mes mamelons imberbes
Mais je dois sortir dehors une fois par semaine
Le café est moins fort
pénurie de crème
Tâche éléphantesque
trainer ma bédaine
trainer ma bédaine
sans effort me vient cette rengaine
Le monde est donc bien laid
je le vois de mes yeux, vu
Les filles ont des énormes cuisses
et des peaux de grenouilles
et des peaux de grenouilles
Les gars ne sont pas tous tatoués
même pas plus beaux tout nu
même pas plus beaux tout nu
Et ceux qui sont musclés sont fringués en fripouilles
Le monde est tellement laid
sans abdos bien découpés
BBQ bronzés
sans abdos bien découpés
BBQ bronzés
Les femmes font elles exprès
pas poupées Walt Disney
pas poupées Walt Disney
Les hommes même pas tous grands
ce gros monde paraît en plus trop vieux
ce gros monde paraît en plus trop vieux
Faudrait faire un effort
vous maquiller un peu.
vous maquiller un peu.
Pas d’allure comment le monde est laid
On dirait qu’y ont pas l’câble
Au moins là j’ai mon lait
Aller tous être laids chez l’yâble
20.7.15
Femmes à barbe en bikini
(pour me défouler un peu...)
On a ben beau dire qu’l’hiver est
frette par icitte
Il est surtout long et dur comme
ma fuckin bite
On a ben beau honnir cette vérité
vulgaire
Six mois de cul qui nous laisse
tous la plotte à terre
Semi-bandé dans mes bobettes
à nourrir mes bebites
Par dépit, dépressif, déboulonnant mon propre mythe
Un héros moribond et
valétudinaire
Un bozo, un colon, un roi, un
rastaquouère
Je suis sauvé quand les bijoux de
rosée brillent
Quand les fleurs repoussent sur
les trottoirs de la ville
Les peaux sont douces et flotte
le parfum des filles
Manquerait ben juste qu’elles
portent toutes des talons aiguilles.
De pores en pores, ça sent, ça
sue, ça pue l’désir
Orgie de phéromones qui l’enmieute ou l’empire
Et moi je bave comme un cave, un
satyre, un maniaque
Ostie de calliss qu’la nature est
belle tabarnac
Poupounes à deux boules ou bimbos
blondasses qui louchent et douchettes en tite babouches
Poupées toute tatouées mettent la
libido à la bouche
Sauf que ma soif est tout sauf simple
et sustentable
Et que la commune des mortelles
m’est exécrable
Oui, Ah oui je jouis
Dans la multitude des anatomies
Entre les transgenres et pis les hommes bis
Moi je capote su’é femmes à barbes en bikini
C’est pas un hipster en monokini
pas ta soeur en hormonothérapie
C’est une vraie de vraie femme à
barbe en bikini.
12.1.15
Pulsions pornoéthiques et autres cochoncetés
XXXL
Hache en forme de cou
derrière la tête
Machettes de génocides
dans les poches
Fins crachins des toux
définitives
Coupe-moi ça court.
Fais ça propre.
Faux bonds à tout rendez-vous
gantés de caoutchouc
malheureuse catin des espérances
avortées
le gin tonic
simulation de cancer
Qu’à cela ne serve!
et je m’encule au pied du mur de
mes lamentations muettes
conscrit et contraint dans la
platitude des soirs emboucanés
l’anti-dictateur en bedaine, les barniques XXXL.
L’égout des corps
Fumées rouges des égouts qui
parlent
y coule l’hémoglobine de toutes
les poules de luxes
Les limousines sont des tanks,
des 4 par 4 camouflés pour être vus
pour prospères couillus, quatre
as truqués collés au cul
Les escortes anorexiques sont à
quatre pattes,
sur des genoux de gales qui
décollent
offrant leur vulves adolescentes
comme des faciès vénusiens
Un criss de flat d’ego
Les valets parking ont des
sourires de crystal meth
La gadoue a la couleur des anus
bien cuits
Les os s’écoulent dans
l’épuisement
Ma truffe de porc farfouille le
sillon du seins des seins
chaque orifice, fentes d’effluves
sucrée salées,
chaque dépression joyeuse,
convexité moelleuse à la paire,
sources vives de sueur,
réceptacle des fluides en fuite
Je cherche la coupe
J’ai une calisse de soif
Couper dans le bois
Les raccourcis secrets des amants
psychopathes qui crapahutent
en proie à la quête dans le
non-sens des terres vierges
où les clairières sont des lits
de sable meuble
Tant que les cadavres sont chauds
Animal
d’horoscope
Les
cieux et les autres truies me servent la plus dégeuse des poutines atomiques
La seule
cellule cérébrale survivante faisant une rechute d’éros
Chute du
corps en funestie
À peu
près près du prés des plaisirs
L’esseul
Le fou
cru
Le
soleil nu
Cocu
dans le ciel des cierges en godemichés pour gourous
Les tites culottes à terre
Les
bâtons de prières volent bas
Bien bas
Rien
qu’un cas s’évaporant dans les entékas
pitoute
Éclaboussante
dégrimboulade bigcrunchienne
Ris pas
Pas
drôle
Animal
d’horoscope
G .G.
Notre
grand leader manie ses gosses comme des boules chinoises
un caca
d’ado psychotique rocking chair de l’apocalypse
Péteux
de câble débalancé s’embruntant son
SM 58 fucking edition
en
chantant
ou non
C’est
selon
Mon vit
pour lui
En lui
Aille et
ouille ah!
Les doctateurs sont des porcs et des goujats
Dehors
et dégâts déjà tous déviargés
La cenne
pétée en éclats de métaux spatiaux
Dérivant
entre l’astéroïde et sa surexistence
Il est
mort
Hémorroïde
du monde
Un
jour nous viendront tous grignoter les vésicules
du
chef
Je bande
Même
dans la glace
chère,
si vous,
salope,
sucez
bien à votre place
J’écume
en sauvage
cher
grand
loup
je
stoppe
dans un
prés à bon fourrage
Les yeux
d’un croisé
chair
en feu
vers
vous
galope
vous
galoperez à cheval sur sa queue!
Je pine
plus fort
Cher
bon trou
mis au propre
mienne à
mort
Au creux
du cul
Cher
minou
mon top
jusqu’au
bout
Je vous
graine
Les
fourrages sont faits
multiples
lieux de mutilations des désirs escarpés
écorchant
les genoux à l’os
et la
battue de bites se bute au massifs mammaires
la vallée
d’entre tous les seins accueille la crue
serpente,
ruisselle, perle l’eau qui coule des
couilles dégorgées
emplit
l’oued humide
pluie
espagnole sur ma poupée adorée
je te
conquistadore
Cajole
ton cul pentu dans l’escalade érotique
Jusqu’au
sommets des gouffres sans bas-filet
Le
paysage est à nu, aride réceptacle avide de toutes les averses
sentier
retors dans la plaine perverse, jusqu’au con de Vénus
jus’au
cou, jusqu,au col, jusqu’au fol envie me pendre par les pieds
sexe-ronce
utérus
d’épines
Vagins des
urticaires utiles, démangeaisons chroniques des vulves inviolées.
Je vous
graine.
Les
petites lèvres en forme de cœur
J’aime
les roses orgueilleuses
Un peu
baveuses
Quand
j’hume les effluves fauves
Des
petites chattes qui se sauvent
Caché
dans les touffes en pelote
Je rase
motte
J’aime
manger les filles
Avec un
glace à la vanille
J’aime
les manger pas de cerise sur le sundae
Manger
les filles
J’aime
l’odeur des crevettes thaï
Moules en
cocotte avec de l’ail
Un bon
tartare de truite fraîche
Une
bouillabaisse
J’aime
manger les filles
Avec un
glace à la vanille
Et pour
dessert si elles aiment ça, un macaron au chocolat…
Pique-nique
Salon
bleu des partouzes oratoires publiques
Les mots
courts frappent et déboussolent les coqs en croûte
Cornets
de crottes en pâtes croqués dans la haute fritures des cabinets
La
mayonnaise des grands masturbateurs
Le choix
des présidents en porte-jarretelles
Des rois
sans nom en fuck me boots
Dans les
bacchanales rhétoriques subliminales
Les fous
d’effroi se fellationnent dans les lobbys bondés
En
complet trois-pièces, se caressent les couilles sous la table du conseil
En
tailleurs griffés, se passe la parole comme un doigt
d’honneur
Pause
pizza
Frissons
des graisses calorigènes sur les
foufounes ministrables
La
misère de chair de poules en cage
Les
ailes qui piquent du nez
Guillotinés
partis sur la galipote circonvolutive
Cirque
vicieux des arènes d’asphalte ben dure où les chars révolutionnent
Viva la
pompe à gaz
La morue
à la nage et les moules en cocotte
Te donne
mon vote si l’urne est une belle plotte propre
ou non
L’avantage
d’être clair
Avec le
poil
Touffue
Toute
flamme
Pique-nique-moi!
Prêtresse
La
fatigue ontologique des satyres fait la bandaison lasse
L’érection
du réel achoppe et le germe reste en terre
La
graine pourrit
molle
morte
née dans ses bobettes d’humus sec
Mildiou
gonorrhéique rongeant les prépuces d’espérance
La
gangrène est une prêtresse ivre morte
Brandissant
la lame maculéé
infectieuse
Toutes
les circoncisions sont ratées
Sauf si
avec les dents
Incisives
elles seront
Ferme ta
gueule quand tu manges ta marde
La
bouche pleine d’égout
Dépoli
Phallustre
Je me
masturbe des plaintes des martyrs
à temps
plein dans le vide des rues
Doléances
irrecevables au parquet des paissant moutons de ma purge
plus que
puissante envie de chier sur le monde
tout le
monde
l’étron
mondialisé
Chape de
fèces s’échappant des fesses furieuses
pour en
finir avec le réchauffement chimérique
Déchirant
le silence comme la salope s’arrache son string
Prout
tabarnac
Torche
Et les
chattes jouissaient dans nos sommeils
Les
orgasmes sauvages
le
summum
L’homme
que j’essuie
torche
Pénisville
Panorama
plus que plastique de toutes les érections solides
L’urbanité
testostéronale des mâles de tout
l’alphabet grec
Vision
d’un champs de psycho-phallus de
béton en armes
verres
trompeurs pour secrétaires sodomisées des pauses café
Massues
arrogantes , verges bandées vers le ciel qui jute son jus acide
S’érige
le body building dans sa capote de smog
Gratte-ciels
de proue gréés pour la guerre de mes gosses
Capitaine
des corsaires violeurs de masses, Harvard style
Hérissés
d’antennes vers les encumulo-nimbus
en silicone
Parc des
piercing péniens magnifiés
Gargantua
des gang-bang perpétuels
émetteurs
sans césure d’ondées de semences invisibles
éjaculats
fumeux dans l’atmosphère subarctique des vestibules des villes nymphomanes
bien
baisées de 9 à 5
fourrées
de 5 à 7
jusqu’au
matin nauséeux closant les nuits abusives
pinées
par tous les fous
et
mangées goulûment
par le
grand méchant cunnilincteur en série
qui nous
bavent dans le cou
Jusque
dans la raie
stop
Lumière
nue
Écartèlement
cosmique des suicidés de raison
Photon
copié à l’infini
Tous les
trous ne sont pas noirs
les
bruns les roses les rouges
perlant
de sang
Salive
céleste et mucus de comètes
PH des
sanies sin corporates
Cités
des saturnales KYless
Ville
des vidanges diaérrhiques
La rue
est une bol d’étoiles totale
Gravelures
du macadam en robe d’espoir pour les ratons orphelins
Engeance
rongeant les câbles survoltés des clubs pactés
fourrés
d’or cru
Mine des
maniaques de la pioche
Mineurs
du VIH
Dévaccinateurs des tourbières de tétanos
Où le
mou s’endure mieux dans la raideur des extrêmes
Petite princesse de la poisse
Les molécules odoriférantes et
sucrées des cuirs orientaux
L’âpreté sur le bout de la langue
L’heure du thé servi dans
l’escarpin tenu pour mort de la fugueuse évanouie
apprentie Junkie bling bling
exotisante
Égérie des Tim Hortons à temps
plus que partiel
en bas de barbelés, déchirés de
tatouages à coucher dehors
Frappée par la peur, 100 milles à
l’heure, victimes de la déroute
Tous les gros chars du boulevard
lui ont passé sur le corps
une fine crêpe en chaos de
couleur
Chatte des basses-fosses en purée
Trop démaquillée, nue jusqu’aux
tripes
Les Hummers passent et s’en crissent
S’en lavent les pneus au détour
Marche arrière et repassent
repassant les spleeping bags des esseulés de ruelle
d’un coup de pédale
Matelas carton gaufré, baldaquin
de polythène opaque
La petite fille est allumée
La brûlure chimique des
amphétamines prisées
Rien avoir, rien à faire, presque
rien être
Presque bien, toujours mal
Au cœur, aux jambes, aux yeux, la
tête dans les poumons
Se décoller la plèvre à grands
coups de pipe de verre
La dope linceul des chevaux sans
brides
Dans la fulgurance des regards
comme des fous neufs
Logorrhées insignifiantes dans la
refonte des principes primordiaux
Auto utopie
Être propriétaire de soi-même
comme de son propre esclave
Se vendre à rabais, racheter ses
services
Pompeuses sadomaso dans le libre-sévices des banlieues aux milles
et une orgies
S’auto mutiner par la bande
